Connaissez vous la petite histoire du conditionnement de Pavlov? Ivan Pavlov était un médecin russe gagnant d’un prix Nobel en 1904. L’histoire que beaucoup se font raconter est la suivante :
Pavlov avait quelques chiens, et il effectuait plusieurs expériences d’ordre psychologique avec ceux-ci, afin de démontrer certains concepts, également applicables à l’homme (étant un animal lui aussi). Le conditionnement de Pavlov est en fait très simple. Pour faire une histoire courte, Pavlov utilisait une cloche quelconque pour signaler à son chien que le repas était servit. À chaque jour, à un moment qui pouvait être différent d’une journée à l’autre, Pavlov plaçait le bol de son chien disponible et automatiquement sonnait la cloche. Après un certain temps, il va de soit que le chien avait bel et bien compris que lorsque la cloche sonnait, le repas était servit, peu importe l’heure de la journée. Mais ce qui est d’autant plus intéressant, c’est qu’une fois le conditionnement bien encré à l’intérieur de l’esprit du chien, un seul son de cloque pouvait générer de la salive dans la gueule du chien, même s’il n’y avait aucun repas devant lui. Jamais une cloche n’a été aussi appétissante!
Ce que révèle ce conditionnement est très simple, et vous le voyez vous-même. Il se passe dans le subconscient de l’animal une association entre un son de cloche et un repas. De ce fait, sans même y réfléchir de façon rationnelle, le chien se mettait à saliver aussitôt le son entendu. Pavlov n’a pas fait cette expérience dans le but d’avoir plus de facilité avec ses chiens, mais bien de prouver une théorie fort simple. Tout animal peut être conditionné, positivement, ou négativement, y compris vous-même. Cependant, l’homme étant un animal plus intelligent, capable de lire et d’écrire, il est venu à l’idée de plusieurs psychologues d’utiliser ce genre de conditionnement positif en thérapie.
J’ai personnellement fait une expérience toute simple lorsque j’étais plus jeune. Un ami à moi avait beaucoup de difficultés dans sa vie, et rencontrer un psychologue n’était pas envisageable pour lui, il avait malheureusement un blocage. J’ai tenté de l’aider du mieux que j’ai pu, mais il vient un moment où un jeune de 20 ans ne peut pas prendre sur ses épaules tous les problèmes, qui disons-le étaient plutôt sérieux, d’un de ses amis. J’ai tenté à plusieurs reprises de le faire réaliser qu’il avait besoin d’une aide professionnelle, mais rien ne lui entrait dans la tête. J’ai donc pensé à ce concept de conditionnement positif de Pavlov, et je l’ai appliqué à mon ami. J’ai tiré de plusieurs livres les plus belles phrases d’encouragement que j’y ai trouvé. J’ai fouillé pendant des semaines et des mois pour trouver une motivation, des paroles d’encouragement qui auraient pu être révélatrices pour lui et son problème. Par contre, une parole reste une parole, et souvent, elle nous entre dans la tête et en ressort aussitôt. J’ai donc fait imprimer et laminer quelques phrases positives, et une en particulier :
« Tu n’es pas seul. »
J’ai affiché cette phrase au haut de son miroir de salle de bain, en très gros. J’en ai affiché quelques autres à différents endroits dans l’appartement. Après environ 3 mois, mon ami n’avait toujours pas réglé ses problèmes, qui n’étaient d’ailleurs pas sous son contrôle, mais il semblait beaucoup plus léger, bref, il était de nouveau en mesure d’avoir un certain plaisir à faire des activités après des années de solitude. Au bout de 6 mois, il a finalement décidé par lui-même d’aller chercher de l’aide, ce qui était mon objectif principal. Il n’avait pas réglé ses problèmes, mais il avait réglé quelque chose d’important dans sa tête. Il ne se sentait désormais plus obligé d’être seul. Le blocage dans son esprit avait mystérieusement disparu de par lui-même.
Le renforcement positif est l’un des meilleur outil pour arriver à surmonter une épreuve douloureuse. N’hésitez pas à affronter les situations. Essayez-le, vous n’avez rien à perdre, et dans mon cas, c’est peut-être ce qui a sauvé la vie de mon ami.
