Le paradoxe de l’amour

24 août 2010 par

En matière d’amour de nos jours, sur Internet, tout le monde s’improvise professionnel. Je ne peux pas réellement trop parler là dessus, car je ne suis pas tellement mieux avec mon blog! Par contre, je ne suis pas un professionnel. Je ne suis que quelqu’un d’ordinaire, qui cherches à comprendre les choses, tout comme vous. Je trouve qu’il y a beaucoup trop de gens qui donnent des conseils pour rencontrer l’âme sÅ“ur, cruiser, tomber les filles, bien paraître et la liste s’allonge… mais très peu parlent des paradoxes que renferme cet état d’esprit qu’est l’amour, car oui, disons-le honnêtement, l’amour; c’est plus compliqué qu’on ne le pense.

Je vais commencer par expliquer ce qu’est le paradoxe pour moi, et à la fin de l’article, je fais une comparaison, peut-être douteuse pour certains, entre le magasinage de voitures et le magasinage de partenaires.

Le paradoxe de l’amour, c’est un peu le jeu du chat et de la souris. Quand une souris se sauve, le chat la poursuit, mais quand la souris se rend, le chat ne sait plus trop quoi faire avec, et il s’en détache très rapidement, jusqu’à ce qu’elle recommence à se sauver à nouveau. L’homme est génétiquement programmé pour être un chasseur, et la femme pour sélectionner et ne pas succomber au premier venu. Il est donc normal que l’homme propose, et la femme dispose, comme le vieil adage le dit. Par contre, en 2010, les mœurs ne sont plus les mêmes. La femme est beaucoup plus indépendante (heureusement selon moi), et les relations sont en quelque sorte trafiquées. Elles ne sont plus totalement naturelles, et donc, il faut s’adapter, tout simplement, et évoluer avec notre temps!

Je ne dis pas aux femmes de se sauver pour attirer l’homme. Par contre, qui a dit qu’être seul était négatif? On dirait aujourd’hui que la société est séparée en deux catégories distinctes. Ceux qui veulent à tout prix être en couple, et ceux qui veulent à tout prix rester célibataire. Dans mon livre à moi, aucune des deux n’est saine.

Je crois que l’objectif ultime est de s’avoir aimer être seul, et non pas seulement endurer le fait d’être seul. Il ne faut pas avoir besoin ni d’une situation, ni de l’autre. L’idée, c’est de se forger une confiance en soi et de s’aimer, au moins autant que nous aimons les autres. Donc, à partir de ce principe, on évite les extrêmes. Il ne faut pas avoir besoin d’être en couple, ni avoir besoin d’être célibataire. Il faut vivre le moment présent, apprécier toutes les petites choses de la vie, et ne pas baser son existence sur son futur couple. La plupart des gens qui veulent à tout prix être en couple se retrouvent dans d’étranges situations, et ils ont l’impression qu’on les manipule de tous les côtés. À l’inverse, la grande majorité des gens qui veulent rester à toux prix célibataire se retrouve un jour avec des problèmes de conscience pour avoir détruit beaucoup de gens sur leur passage.

Ce qui suit est très paradoxal. Néanmoins, c’est la seule et unique façon saine de trouver quelqu’un avec qui nous avons envie de faire un bout de chemin, selon moi. Il faut comprendre que le fait d’apprécier être seul, c’est d’apprécier avoir une vie sociale, des amis, des passions, un travail et tout ce qui remplie une vie. C’est essentiel avant même d’envisager trouver la perle rare. L’objectif est d’arriver à se sentir tellement bien seul, que nous n’avons plus le besoin de se retrouver avec quelqu’un. Et ce n’est que lorsque ce besoin aura disparu que mystérieusement, vous allez trouver la bonne personne, et en plus au bon moment!

Si le besoin ne disparaît pas, vous vous attacherez à quiconque qui croisera votre chemin qui sera en mesure de vous donner votre dose quotidienne d’affection. Et donc, si vous avez le malheur de tomber sur une personne qui, comme vous, a ce même besoin, vous comblerez l’un et l’autre vos besoins au lieu de créer une relation sur une base solide. Certes, au départ, ce sera possiblement l’extase. Votre vie prendra un tournant qui semblera très positif, mais tôt ou tard, le paradoxe de l’amour vous rattrapera.

Ne tombez pas amoureux pour les mauvaises raisons, car vous comblerez les mauvais besoins. Nous avons effectivement tous besoin d’amour, mais faites attention. L’amour et l’affection sont deux sentiments distincts, et une personne dépendante affective qui a besoin de sa dose différenciera très mal ces deux sentiments.

Maintenant, voici mon parallèle. Il y a deux ans, j’ai magasiné ma première voiture neuve. Magasiner une auto, c’est comme magasiner son partenaire.

Première catégorie : Les célibataires endurcis

Ces personnes ont beaucoup de plaisir à essayer les voitures de luxe, tout en sachant très bien qu’ils ne l’achèteront pas. Ils le font pour le simple plaisir de la conduire, une fois de temps en temps, sans être obligés de l’entretenir, et surtout, de la payer. Ils doivent mentir, manipuler et donner une mauvaise impression au vendeur, car sinon, ce dernier ne voudrait jamais perdre son temps avec ce genre de client.

Deuxième catégorie : Les dépendants affectifs

Ces personnes ont pris la décision d’aller s’acheter une nouvelle voiture. Par un jeudi soir, ils sortent chez le premier concessionnaire au coin de la rue. Ils tombent sur une belle petite voiture d’occasion en très bon état. Après une petite discussion de 5 minutes avec le vendeur, un petit essai routier d’à peine 2 coins de rue, quelques pressions et la menace d’autres clients potentiels, ils sortent une heure plus tard avec un contrat déjà signé en main. Livraison la semaine prochaine. Plus tard, on se mord les doigts d’avoir oublié de faire l’inspection!

Troisième catégorie : Les gens autonomes et indépendants

Ces personnes ont pris la décision de se procurer une nouvelle voiture suite à leur promotion. Ils ont attendu d’être prêt à avoir le budget avant même d’envisager magasiner leur nouvelle voiture. Ils ont la ferme intention d’acheter. Par contre, aucune presse. Ils veulent faire un bon choix. Des menaces? des pressions? Pas pour eux. Deux à trois mois de recherche à temps partiel, ils ont fait leur choix. La livraison n’est possible que dans deux mois? Aucun problème, c’est elle que je veux, et c’est un choix éclairé. Je vais l’attendre.

Une seule de ces trois personnes aura réellement ce dont elle avait besoin. Si vous n’êtes pas en mesure de deviner laquelle, vous partez de loin! Bref, tout ça pour dire : Oui, nous sommes des êtres humains, et nous avons un grand besoin d’amour. Par contre, étant donné ce grand besoin, soyez patient, et partagez-le avec une personne qui en vaut réellement la peine, et surtout, une personne qui représentera réellement un choix éclairé pour vous. Vous ne serez jamais à l’abri des erreurs, mais vous les limiterez grandement, et vous commencerez toujours vos relations sur une base solide. Personnellement, je ne suis pas un fan de fréquentations multiples comme certains. Je trouve que ça complique davantage les choses, et certains finissent par ne plus savoir ce qu’est l’engagement à long terme. Par contre, l’idée est simplement de prendre son temps à bien connaître quelqu’un, et d’être dans un état d’esprit sain, c’est-à-dire en d’autres termes: pas en manque. Les patients sont très souvent bien récompensés, et c’est selon moi la seule façon de trouver la perle rare, car elle existe bel et bien, sachez-le.

J’aime bien terminer par une citation qui ne vient pas de moi, et en voici une en lien avec l’article.

« Happiness is where we find it, but rarely where we seek it. »
J. Petit Senn

Traduction libre: « Le bonheur est là où vous le trouvez, mais rarement où vous le cherchez. »

Une réponse à “Le paradoxe de l’amour”

  1. NeverEnd dit :

    J’ai écrit un texte sur « paradoxe de l’amour » pour pratiquer mon français.
    pouvez-vous me dire mes erreurs s’il vous plaît?

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